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PRESENTATION

L'ASSOCIATION GOSPEL AIR

L’association Gospel Air rassemble les groupes gospel de Suisse romande. Elle a pour but principal l’organisation d’un festival annuel de gospel en Suisse romande au début de l’été.

Son objectif général est la promotion du chant du negro spiritual et du gospel song en Suisse romande.

Bien que composée principalement de choeurs romands, les groupes de Suisse allemande de même que les groupes français ou italiens, peuvent également être admis comme membres de l’association et  participer au festival annuel.

LE COMITE

Bettina Mottier
Présidente
Etienne Ruegg
Secrétaire
Jean-Luc Dutoit
Directeur artistique
Virginie Moulin
Communication
Michel Desmeules
Trésorier
Marylin Dunning
Membre
Mouradi Papa
Membre

QUELQUES MOTS SUR LE GOSPEL

Une histoire d'esclavage

C’est dans la douleur de l’esclavage que sont nés les negro spirituals.

Dans l’Antiquité égyptienne, grecque ou romaine, l’esclavage était une institution admise. C’était la condition réservée aux populations et soldats vaincus lors des campagnes militaires.

L’esclavage des Noirs d’origine africaine, de 1450 à 1850, est le fait de pays chrétiens où l’Eglise condamnait en principe l’esclavage. Il résulta de véritables chasses à l’homme, principalement dans les contrées de l’Afrique de l’Ouest.

Cette politique, menée d’abord par les Espagnols et les Portugais, puis, après la découverte de l’Amérique, par les Danois, les Hollandais, les Anglais et les Français, fut une exploitation du Nègre par le Blanc, au nom du droit du plus fort. On surchargeait des vaisseaux d’hommes, de femmes et d’enfants, entassés, enchaînés et mal nourris pour cinq à six semaines de traversée de l’Atlantique. Ceux qui tombaient malades étaient jetés à la mer. Arrivées en Amérique, les familles étaient démantelées, chaque membre vendu pour les travaux dans les plantations.

Le nombre total d’Africains ainsi déportés vers les colonies est estimé à plus de dix millions.

Peu à peu, en Europe, les consciences se sont émues ; de grands écrivains ont violemment contesté ces pratiques. Si bien que, l’un après l’autre, les pays «négriers» ont fini par abolir le trafic d’esclaves. Et l’esclavage a été officiellement interdit aux Etats-Unis après la guerre de Sécession (1865). La population noire a continué à vivre en Amérique, dans des conditions précaires, principalement dans les Etats du sud. Elle a considérablement augmenté, constituant aujourd’hui le dixième de la population des Etats-Unis. Les Noirs sont en principe égaux en droit à la population blanche, mais ils se trouvent, pour la plupart, parmi les couches les plus défavorisées de la population.

Les Noirs parlaient, en Afrique, d’innombrables dialectes différents. La dispersion des tribus et des familles les a poussés à adopter la langue de leurs maîtres, l’anglais, pour communiquer entre eux. Cependant, ils possédaient une culture commune dans les domaines de la musique, du chant et de la danse. En cueillant le coton, ils fredonnaient en anglais des work songs (chants de travail), directement inspirés de leur culture africaine. Ces mélodies souvent plaintives, évoquant la dure condition de l’esclavage, sont à l’origine de ce qui deviendra le negro spiritual puis le gospel song.

Une histoire de religion

A l’origine, les Noirs africains étaient de religion animiste. Certains propriétaires décidèrent d’évangéliser les esclaves. Les uns désiraient sincèrement sauver des âmes en les convertissant au christianisme; les autres espéraient prévenir les révoltes en leur enseignant une religion où chacun doit accepter sa condition sociale et accomplir son devoir dans l’obéissance. On expliquait aux Noirs qu’ils trouveraient la récompense de leur soumission après la mort, dans l’au-delà.

Du côté des Noirs, l’adoption de la religion des maîtres a suivi celle de la langue. D’une part, la survivance de l’ancien culte tribal ou clanique était rendu difficile par la dispersion forcée des familles et des tribus. D’autre part, il semble qu’il soit dans la logique africaine de se mettre sous la protection du dieu le plus fort. Lâchés par leurs dieux, les Africains auraient ainsi adopt